Mercredi 7 octobre 2009
La musique, c’est du bruit qui pense. (Victor Hugo)
Bernard Lechevalier a écrit "Le cerveau de Mozart" livre à découvrir à la bibliothèque avant de l'acquérir, il semblerai qu'il soit hardu...
La tête au carré, le mercredi 7 octobre: le cerveau musicien, avec comme invités Bernard Lechevalier et Hervé Platel.
J'ai écouté et j'ai trouvé cette émission fort instructive
Les neurologues Bernard Lechevalier et Hervé Platel, aménent à mieux comprendre comment le cerveau organise la musique.
Il est prouvé que l'homme de cro-magnon faisait de la musique dans les grottes, à l'aide de stalactites et stalagmites.
Chez le bébé, le cri précède le chant et donc, les bruits précèdent la musique dans les apprentissages. Dès la vie végétative, notre écoute musicale s'éveille, ce qui a permis de constater des modifications du cerveau, à la naissance. Cette prise de consciente chez le bébé lui amène des émotions, des préférences musicales.
Plus on écoute une musique bien précise, plus on l'aime. Les annonceurs l'ont depuis longtemps compris.
La musique est un tout. Toutes les genres sont interressants.
La musique traduit les émotions mais pas l'esthétique. Celui-ci fonctionne suivant notre culture.
Elle nous touche physiquement, en nous éveillant aux émotions. Elle est mobilisateur de notre mémoire.
La mémoire, les émotions et la musique sont liées.
Les études montrent qu'un enfant éveillé avant l'âge de 3ans à la musique à toutes les chances de bouster ses connaissances. Cette stimulation favorise ses apprentissages.
Qu’est-ce qui se passe donc dans notre cerveau quand on écoute une musique qui nous plaît?
Toutes les régions du cerveau semblent être activées lors d'une écoute musicale ont analysé les neuro-scientifiques.” la musique aide à activer les régions qui modulent le niveau de dopamine ( l’hormone du plaisir) . Pas étonnant que certains se considèrent comme accro de la musique. Elle joue aussi un rôle sur la régulation d’autres hormones dans le cerveau et peut avoir un impact direct sur le rythme cardiaque, la respiration et la pression sanguine.
les études les plus récentes montrent que l'acquisition du langage est très liée à l'acquisition de la compréhension des caractéristiques mélodiques de la langue. Les jeunes enfants apprennent à parler en observant qu'il y a ici une pause, ici la voix monte, là elle descend, et cette phrase a tel ou tel sens, ou telle ou telle structure syntaxique.
Même les personnes les plus distraites, perçoivent les sons en arrière-plan. De manière parfaitement inconsciente.
"Quand on compare les expériences sur la parole et celles sur la musique, on constate que la parole et la musique activent quasiment le même réseau cérébral. La musique est donc traitée comme la parole, la parole comme la musique. Le cerveau ne fait pas grande différence entre le langage et la musique."
Les zones activées par le langage sont représentées. On a cru longtemps que le langage était une fonction exclusive de l'hémisphère gauche. Les résultats obtenus à l'institut Max Planck de Leipzig montrent pourtant que les deux hémisphères participent au traitement de la parole. l'hémisphère droit joue un rôle dans la compréhension de la mélodie de la parole, de son intonation et de son rythme.
Ce qui va aider pour des enfants atteints de problèmes de langage une musique qui stimulerait la zone de leur cerveau responsable de leur déficit. Nous devrions donc êtres capables de créer des instruments pour mieux traiter ces déficites
ces études ont aussi livré une compréhension de la façon dont nous analysons et enregistrons la grammaire et le contenu des phrases.
Quelle belle avancée pour les dyslexiques et tous les personnes dont le cerveau fonctionne différemment.
Quel espoir pour les séquelles graves
Claudia
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