Tout doit disparaître !
La Défenseure des Enfants, surtout?
Le gouvernement vient d’annoncer la disparition du
poste
de “défenseur des enfants” en tant qu’institution indépendante pour la refondre
dans une autorité qui regrouperait le Médiateur de la République, le Défenseur des Enfants et la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité.
“Dominique VERSINI considère que la suppression du Défenseur des enfants sous la
forme décidée par le Gouvernement marque un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui,
dans son rapport du 22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de “continuer à renforcer le rôle du Défenseur des enfants”" (communiqué de presse du 15 septembre
2009)
Faut-il croire que la Défenseure des enfants, Mme Dominique Versini, s’est
intéressée d’un peu trop près au projet de réforme de l’ordonnance de 1945 ou au sort des jeunes étrangers isolés? Si vous en doutez, nous vous invitons à lire les notes et les observations de la Défenseure des Enfants sur
l’avant projet de code de la justice pénale des mineurs” qu’elle vient de diffuser. Faut-il penser que la qualité de ces documents et le travail de concertation préalable, auquel notre groupe
pluridisciplinaire a été invité à participé, dérangent trop ?
Par Claudia
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Évidemment, on peut soupçonner que ce système pourrait être étendu au-delà de l'orientation
professionnelle...
Par exemple: que la note de vie scolaire, créée par
la loi Fillon, soit intégrée à l'examen du brevet des collèges....
Avec PAM, les profs
sont appelés à juger la personnalité de leurs élèves, selon un profil fixant l'avenir professionnel de l'élève. Comme si on pouvait connaître la personne que chaque élève, va devenir
!!
Ce qui existe déjà officieusement dans certains
établissements...
Un enseignant sait que son métier ne constitue pas à juger les
comportements de ses élèves, mais d'évaluer l'acquisition du savoir qu'il transmet...
Évaluer, c'est être en capacité d'observer sur la base de critères objectifs élaboré par une pédagogie adaptée au public dont il a la responsabilité.
C'est ce qu'on appelle qualification professionnelle.
Avec PAM, on demande aux enseignants de réaliser un tri professionnel sur la base de critères relevant de la psychologie et de la psychologie sociale,
domaines dans lesquels ils n'ont aucune formation et donc aucune compétences!
Prétendre déterminer la personnalité d'un élève de 13, 14, 15 ou 16 ans et l'emploi futur de celui-ci est dangereux et anti-social.
Tout enfant, quel que soit son milieu social ou son handicape est un futur homme en construction pour son
avenir.
Nous sommes là, parents, éducateurs, profs ... pour lui permettre de s'épanouir
dans le respect de son rythme de développement.
D'où le risque de glisser vers le jugement
à la tête du client...
Ce dont ne se cachent pas certains enseignants très favorables à
PAM au motif qu'il leur donnerait un moyen de pression pour obtenir la paix en classe. Ceci montre comment PAM s'intègre à une politique de pacification des établissements par la compétition et
le fichage. Mais ce faisant, l'école devient ainsi, un peu plus, une institution de tri social par le tri scolaire.
Objection de conscience
Comment les
enseignants peuvent-ils éviter ce comportement moutonnier. En refusant de remplir cet instrument de fichage personnel.
Et comment savoir si les notes de la PAM ne sont pas inclus dans un dossier qui suit le jeune au-delà de son année de troisième??
En effet, les élèves qui sont mis dans les stages d'insertion suite à une sortie sans diplôme du système
éducatif à l'issue de leur seizième année, entrent dans le cadre de la « formation permanente » qu'intègre la loi Fillon.
les notes de PAM suivront-elles les élèves devenus stagiaires, puis sur le marché du travail gouverné par le
chômage et la précarité, notamment en cas de formation continue et de validation des acquis??
Par Claudia
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