peinture

Vendredi 7 août 2009
Je suis au Château d'Oléron (17)
Petite ville entourant la citadelle de Vauban.
Le Port ostréicole où certaines cabanes multicolores de pêcheurs
ont été réhabilité en lieux d'arts  sont bien acceuillantes.
Je vous invite, si vous êtes dans la région de faire le détour.
J'y ai rencontré un peintre bien sympatique qui compose sur d'anciennes cartes maritime des tableaux bien beaux et à des prix tout à fait abordables.
Claudia



 



Par Claudia
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Dimanche 2 août 2009
Le style Koko 1475307222_small.jpg
Mon style est né d'un refus de la représentation figurative. J'ai voulu créer une rupture. En Afrique, nous avons une autre façon de représenter, d'exprimer le visage, ne serait-ce que par les masques. En plus, mon fond artistique est combattant. Il faut pour le comprendre savoir dans quel contexte il est né. C'était en plein Festival mondial des arts nègres en 1966 à Dakar. Comment dans cette condition faire une peinture qui ressemble à celle des Blancs ? J'ai commencé par changer mon nom ou plutôt mon prénom. Gaston est devenu Koko. Ensuite, je me suis détourné de la peinture pour touristes qui représentait le Pont du Wouri et bien d'autres paysages. Le visage du monde devait changer. J'ai fait appel à toutes mes lectures : Camara Laye, Senghor, etc.
Pour finir, j'ai trouvé un style, mon style : la diversion optique dont le grand truc consiste essentiellement à tromper l'œil. Il repose sur trois valeurs essentielles : harmonie, équilibre et anonymat, auxquelles il faut ajouter la dimension militante. C'est un ensemble de valeurs spirituelles, morales et artistiques du monde noir. Un art qui brise la notion du temps et de l'espace. Un art qui en même temps qu'il se refuse de reproduire le présent, s'en inspire. Ce n'est pas un art qui flatte, mais il ne choque pas non plus. C'est un art au service de l'homme, un art qui introduit le visiteur tout en l'égarant. Le centre d'intérêt de cet art c'est l'homme dans la mesure où il cherche à atteindre le cœur, l'esprit et l'âme. La couleur devient accessoire. Ce qui compte, c'est la construction et l'émotion qui se dégagent de l'œuvre, le dialogue silencieux qui s'instaure entre le visiteur et la toile. C'est pour toutes ces raisons que mon art a duré.
Par Claudia
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Mercredi 11 février 2009

Claude-Verlinde--la-d-chirure.jpg

Claude Verlinde sent très tôt sa vocation et entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris puis à l'Académie de la Grande Chaumière vers l’âge de vingt ans. Très vite, la richesse de sa peinture, sa grande sensibilité maîtrisée par une technique rigoureuse, font de Verlinde un maître incontesté de l’art visionnaire de notre époque.

Plus proche de la Renaissance, il cherche avant tout le lyrisme et la liberté d’expression. Ce foisonnement d’images, cette créativité protéiforme dirigés par une grande force de réflexion en font un véritable esthète. Il n’est pas aventureux de dire que Verlinde est un philosophe-créateur qui lie harmonieusement réflexion et génie artistique.

Claude Verlinde, en plein XXème siècle, élabore une peinture où l’inconscient, libéré de toutes ses entraves, afflue avec son étrange répertoire.

Il est très influencé par Jérôme Bosch, Cranach, Francisco Goya, James Ensor...

Bien qu'il ne s'en réclame pas, l'utilisation dans son œuvre d'éléments académiques pour traiter de façon décalée et ironique des thèmes contemporains, permet de le rattacher au postmodernisme.

Je vous invite à admirer d'autres toiles sur le site:
Claudia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Verlinde
Par Claudia
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Dimanche 25 janvier 2009
Il y a l'avant Afrique ...
Celui où je n'avais que l'imaginaire pour compagnon
j'avalais les livres (document, romand, bio...)
pour m'imprégner des sensations,
Prenant comme support les pastels sèches.
Là j'ai découvert les couleurs de la vie
D'une sensualité expressive
Voici l'un de mes premiers tableaux
en toute simplicité.
Sur ce que je croyais la vérité.
A savoir qu'il suffisait d'amour
pour que le mot racisme disparaît.
Quelle erreur et quelle naïveté
Claudia

Par Claudia
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Jeudi 22 janvier 2009

1938



Frida Kahlo naît le 6 juillet 1907 dans le quartier populaire de Coyoacán au sud de Mexico. Elle joue un rôle important pour le mouvement artistique mexicain de l'époque.

La mère de Frida qui est d'origine mexicaine Matilde Calderón y González, son père, Wilhelm Kahlo d'origine Allemande, est photographe. Il lui fait découvrir sa passion et à ses côtés elle va s'initier au portrait.


Vers l'âge de 8 ans, Frida est atteinte par la poliomyélite, ce qui lui déformera son pied droit et lui vaudra le surnom de "Frida l'estropiée"


A 18 ans, le 17 septembre 1925, revenant de son école d'art, elle rentre à son domicile avec son ami Alejandro Gomez. Son bus percute un tram, une barre de fer transperse Frida de l'abdomen au vagin. La colonne vertébrale est gravement touchée, et une de ses jambes est déformée. Cet accident sera un grand tournant dans sa vie.

Elle surmonte ses douleurs grâce à une détermination exceptionnelle.

Devant restée dans son lit, coincée dans son corset, son père lui fait installer un miroir au-dessus de son lit. C'est là qu'elle y peind des auto-portraits, parmi les 150 peintures qu'elle accomplira dans sa vie.

Dès 1928, elle s'engage dans le parti communiste mexicain, pour aussi s'occuper de l'émancipation de la femme,"cette masse silencieuse et soumise" où l'homme à toujours une position machiste.

Elle vit sa bisexualité avec la célèbre photographe Tina Modotti, ainsi qu'avec Chavela Vargas, chanteuse mexicaine.


Cette même année, elle rencontre Diego Rivera, grand peintre mexicain. lls ont l'un pour l'autre un véritable coup de foudre bien que Diego ait vingt de plus qu'elle ils se marient le 29 Août 1929. Après quelques déménagements ils s'installeront dans le quartier du sud de Mexico à Coyocán. Rivera reçoit plusieurs commandes. Après quelques allers-retours entre les Etats-Unis et le Mexique, et après que Frida ait subit deux avortements, les artistes rentrent à Mexico pour s'installer dans la banlieue San Angel.

la mère de Frida meurt en 1932. En 1934, elle subit un troisième avortement. Leur maison-atelier deviendra La maison bleue" qui est devenu un musée que l'on peut visiter. L'endroit est tel que Frida l'avait aménagé, avec de nombreuses peintures, photos, lettres,...

Tout en Diego était démesuré : son énergie, son rire, ses gestes, sa capacité de travail. On comptait par centaines de mètres carrés les murs qu'ils avait peints. Malheureusement leur union va connaître beaucoup de déboires. Elle découvre une liaison entre son mari et sa soeur, elle décide donc de s'isoler en s'installant dans un appartement pour quelques mois, elle aussi aura des liaisons extra-conjugales.

En automne 1938, Frida Kahlo présente ses oeuvres, dans sa première exposition individuelle, dans la galerie Julien Levy à New-York, où elle y rencontre un franc succès.

Elle aura à cette époque des aventures avec le photographe Nickolas Muray et le sculpteur Isamu Noguchi.

En 1939, elle se rend à Paris pour y exposer ses oeuvres à Renou & Colle en mars, elle y fera la rencontre de nombreux peintres surréalistes. Dans le cercle d’amis de Frida Kahlo, on retrouve de brillantes figures du monde de l’art telles que Georgia O’Keefe, Dolores del Río , Sergei Eisenstein, Kandinsky, Paul Eluard, Picasso etc..

"Ils pensaient que j'étais une surréaliste, mais je ne l'étais pas.

Je n'ai jamais peint de rêves, j'ai peint ma réalité."

Puis de retour à Mexico, elle s'installe chez son père, et divorce avec Diego.


Le 8 décembre à San Francisco 1940 Diego et Frida se remarient (jour de l’anniversaire de Diego).

Puis elle part à San Francisco pour suivre un traitement médical

En 1943 qu'elle obtient une chaire de professeur à l’école d’art La Esmeralda .

A la mort de son père, Frida s'installe avec Diego dans la "Maison bleue", et Diego utilise celle de San Angel comme atelier.

Au fur et à mesure du temps, sa santé se dégrade, et ses douleurs au dos deviennent de plus en plus intolérables. En 1950, elle subit sept opérations chirurgicales successives de la colonne vertébrale.

La convalescence dure neuf mois elle croit devenir folle.

* photos de Nickolas Murray


« Mon corps est un marasme. Et je ne peux plus en réchapper. Tel l'animal sentant sa mort, je sens la mienne prendre place dans ma vie et tellement fort qu'elle m'ôte toute possibilité de combattre. On ne me croit pas, on m'a tant vu lutter. Je n'ose plus croire que je pourrais me tromper, ce gendre d'éclair se fait rare. Mon corps va me lâcher, moi qui fus toujours sa proie. Proie rebelle, mais proie. Je sais que nous allons l'un est l'autre nous anéantir, la lutte n'aura donc livré aucun vainqueur ».

Malgré son handicap, et son nouveau fauteuil roulant, elle continue de peindre et de militer, jusqu'à assister à sa tant désirée expositon individuelle dans son propre pays, malgré les conseils de son médecin.

Ses forces l'abandonnent dans sa "Maison Bleue" de Coyoacán. Elle meurt le 13 juillet 1954, et est incinérée, suite à sa volonté :

" Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée ! ".

Le 14 Juillet au crématorium, Diego sortira un carnet de croquis et fixera à jamais sa douleur : l'envol de sa colombe emportée par les flammes......leur amour est plus fort que tout


Pour tous, elle restera "L'incarnation de toute la magnificence nationale".


Ses thèmes de prédilection : l'avortement, les opérations, la sexualité, la fécondité, la chair blessée, les souffrances physiques et psychiques, seront intégrés dans son oeuvre.



A propos de son tableau ( La colonne brisée 1944 ), elle peignit cet autoportrait lorsque son état de santé empira et qu'il lui fallut porter un corset de métal . Une colonne ionique brisée en plusieurs endroits symbolise sa colonne vertébrale blessée . La fente dans son corps et les sillons du paysage déchiré, monotone, deviennent le symbole de la souffrance de l'artiste.


Son art reflètera évidemment cette souffrance, la condamnant souvent à des auto-portraits parce qu'elle était immobilisée sur son lit, alors qu'elle aimait peindre les animaux, la nature, les enfants. Elle offre son premier tableau à son ami Alejandro Gomez.


Vie de souffrance qui saute aux yeux lorsque l'on regarde ses peintures

Derrière cet amour pour son pays et de ses origines, c'est la question de son identité, et de l'identité de tout mexicain à laquelle elle tente de répondre dans ses œuvres.


"Elle est la première femme dans l'histoire de l'art à avoir repris avec une sincérité absolue et impitoyable, et on pourrait dire avec une impassible cruauté, les thèmes généraux et particuliers qui concernent exclusivement les femmes."


Surprenante Frida Kahlo. On ressent souvent un malaise en regardant ses peintures étranges, c'est alors qu'il faut tenter de la comprendre. Sa vie, malgré sa perpétuelle souffrance physique, n'en était pas moins gaie et active. Et même, on lui reconnaissait un tempérament plutôt optimiste. Et un fort caractère. Un art typiquement mexicain. Un art puissant. Il faut voir en elle une artiste d'avant-garde. Elle reste un modèle pour les féministes mais aussi pour toutes les femmes mexicaines.



Je vous recommande le livre



" ce sera les noces d'un éléphant

et d'une colombe ".

Histoire d'un couple hors du commun.

Couple indestructible.


Par Claudia
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